La nuit du vendredi 10 février 2017, un opérateur minier du nom d’Alexis Rubango a été abattu par des inconnus, devant sa résidence dans la commune de Kadutu à Bukavu (Sud-Kivu).

La nouvelle de cet assassinat a plongé la population Bukavienne dans la psychose mais elle a aussi surchauffé les esprits des gens à Mukungwe, village natal de la victime, situé dans le groupement de Mushinga, à 64 Km à l’Ouest de Bukavu, en territoire de Walungu (Sud-Kivu).

Remontées face à cette tuerie, certaines personnes se sont résolues de descendre dans le carré minier de Mukungwe, concédé à la société BANRO mais encore exploité par les creuseurs artisanaux avec le consentement du propriétaire.

Deux maisons y ont été pillées et deux autres incendiées par la population en colère.

Selon un membre de la famille du défunt, ce sont plutôt les militaires commis à la sécurisation de Mukungwe qui se sont livrés au pillage des biens des populations.

De son côté, l’administrateur du territoire de Walungu a souligné que les militaires qui assurent la sécurité de ce site minier ont maitrisé la situation en recourant aux tirs de sommation.

L’administrateur a immédiatement convoqué un  conseil territorial de sécurité pour éviter le dérapage avant et pendant le transfert du corps d’ Alexis Rubango dans son village natal.

La dépouille de l’illustre disparu est encore gardée à la morgue de l’Hôpital général de référence de Bukavu.

L’assassinat d’ Alexis Rubango intervient au lendemain du meurtre d’une femme cambiste à Nguba, dans la commune d’Ibanda (Bukavu).

La population s’inquiète surtout du fait que les auteurs de ces meurtres ne sont jamais identifiés.

La province du Sud-Kivu est secouée ce dernier temps par les assassinats repetés, la population Sud-kivutienne a besoin d’une importante sécurité et ne peut compter que sur les agents de l’ordre (La Police).

Une chose à regretter est l’incivisme constaté chez la plupart de nos policiers qui ignorent et bafouent les réglements de notre Police Nationale et continuent à ce comporter bizarrement aux yeux de la population.

Un agent de la police ivre et ridiculisé au yeux de la population

Ce dernier temps nous remarquons les comportements inciviques chez la majorité de nos policiers qui, certains buvent de l’alcool interdit communement appelé SAPILO, jusqu’à faire des choses extra-ordinaires aux yeux de la population qu’ils sont sensés assurer la sécurité de leur biens et leur personne tout en mettant de l’ordre.

Police Congolaise
Un agent de l’ordre entrain de salire l’environnement

Nous recommandons à nos jeunes d’acquérir une meilleures instruction civique avant d’intégrer à la Police Nationale. Elle doit être modèle dans tout ce qui est en rapport avec le civisme. Elle doit veiller à respecter l’environnement en plus de le protéger contre les immoraux et les malfrants. Le dynamisme et le patriotismes sont deux facteurs que tous les agents de l’ordre doivent avoir en commun. 

Encore un cas d’assassinat enregistré à Bukavu la nuit du 8 février 2017 vers 19 heure à Nguba, une cambiste tuée par balle par les malfrants.

La victime « Maman Nsimire » est une veuve de 42 ans et mère de 6 enfants. Elle a été abattue devant son domicile au quartier Nguba dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu) par des hommes armés.

Josephine nsimire tué à bukavu
Le corps de Maman Josephine Nsimire dans son domicile
Josephine Nsimire - cambiste tuée à bukavu
Maman Josephine Nsimire: la cambiste assassinée à Bukavu

Des témoins rapportent que la victime rentrait chez elle lorsque des personnes armées ont tiré sur elle. Les assaillants ont ensuite emporté le sac de la victime qui contenait, selon des témoins, « beaucoup d’argent et de bijoux ».

La victime fut conduite à l’hôpital le plus proche par des passants, mais la cambiste y a succombé à ses blessures.

Ce jeudi, l’Association des cambistes de Bukavu (ASSOCABU) a dénoncé le regain d’insécurité dans la ville de Bukavu, déplorant « une attaque de trop » visant un changeur.

Cette même association a annoncé « une journée sans cambiste » ce vendredi. Pour son président, cette action a été initiée pour manifester le « ras-le-bol » des changeurs face aux attaques dont ils sont victimes.

Bukavu est dévenu une ville où l’assassinat a choisit domicile. Après les assassinats répetés en 2016, cette année semble aussi ameurt par les morts des fils et filles du Sud-Kivu.

Depuis décembre 2016, au moins 3 cambistes ont été attaqués par des hommes armés à Bukavu.

De leur côté, les autorités urbaines ont rappelé avoir décidé récemment de regrouper les cambistes dans des bureaux de change pour leur sécurité.​

Dans les grandes villes congolaises, les cambistes (appelés aussi changeurs) se placent généralement aux coins de rue pour effectuer des opérations de changer des monnaies.

Adib présente ses condoléances à la famille de la victime tout en condamnant les actes barbares que font les inciviques assassins en tuant injustement leurs frères et sœurs.

Bukavu une terre d’espoire ne doit pas être un champ d’assassinat. Combattons tous ces barbaries en disant non à l’insécurité dans notre chère province du Sud-Kivu.

L’Association pour la Défense des Intérêts du Kivu-Bukavu (ADIB) rappele à l’opinion et à ses membres que ce vendredi 10 février 2017 sera un jour de prière et de méditation pour toutes les personnes qui connaissent Gustave Bagayamukwe, le Président de l’ADIB appréhendé à Uvira le 10 février 2013.

Gustave bagayamukwe detenu politique en rdc

Ça va faire 4 années juste, jour pour jour, que le Président du Comité Exécutif National de l’ADIB, est détenu à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa et ce, malgré l’amnistie de sa prétendue infraction de participation à un mouvement insurrectionnel en vigueur avec la loi numéro 14/006 du 11 février 2014.

 

Le Tribunal Militaire de Garnison de Gombe qui devrait décider de sa libération dans le jugement rendu en réponse à la demarche d’une organisation humanitaire internationale sur le dossier de Monsieur Gustave Bagayamukwe le 11 août 2016, s’est déclaré incompétent, cette décision étant du ressort du ministère de la justice qui aurait dû oublier de le libérer en 2014.  Dans ce jugement le Tribunal confirme son droit au bénéfice des effets de la loi d’amnistie de 2014.

Le Tribunal Militaire de Garnison de Gombe a montré clairement que toute décision concernant ce dossier était du ressort des instances politiques. 

Ensuite suivra la décision des parties prenantes au dialogue du Centre Interdiocésain de Kinshasa qui dans l’accord du 31 déc 2016, reprennent son nom parmi les figurent emblématiques qui devraient être libres en faveur des premières mesures de décrispation politique.

Hélas, il est toujours bloqué hospitalisé dans un hôpital militaire malgré son état de maladie grave qui nécessite des soins appropriés indisponibles dans notre pays.

Gustave bagayamukwe hospitalise en prison

L’urgence attestée par trois grands centres médicaux de Kinshasa et de Bruxelles depuis 8mois a été portée à la connaissance des autorités judiciaires civiles et militaires par sa famille biologique, par ses avocats, par ses médecins et par les organisations humanitaires nationales et internationales sans aucune suite depuis tout ce temps.

Le recours ultime demeure le Bon Dieu qui détient le véritable pouvoir et la véritable puissance qui puisse défier les humains. Nous devons donc continuer à glorifier le Seigneur afin que seule sa volonté s’exerce sur son sort.

Voilà pourquoi nous demandons à tous ceux qui le connaissent de près ou de loin d’observer une journée de prière et de méditation ce vendredi 10 février 2017 qui coïncide avec son quatrième anniversaire de détention. 

Voici les fils défenseurs des intérêts du sud-kivu et membres de l’association pour la défense des intérêts du Kivu-Bukavu (ADIB) décedés et/ou assassinés. Nous rédigeons cet article en leur mémoire et au combat qu’ils ont menés pour le bien-être et le développement de notre chère province, la province du Sud-Kivu.

Personnalités décédées qui ont gérer ADIB depuis sa création:

Kurara MPova Patient

Baudouin Patient Kurara Mpova fut le  Président élu à la fondation de l’ADIB en 1995, il a dirigé l’association jusqu’à sa mort, le 25 décembre 2003 à Kinshasa. Parmi ses fonctions, il fut également le président national de la Fédération Congolaise de Football Association ( FECOFA).

Burhol Lambert

Burhol Lambert fut le premier vice président élu depuis la fondation de l’ADIB en 1995. A la mort de Kurara Mpova Patient, il prend la tête de l’association jusqu’à sa mort. Burhol Lambert fut le Professeur à l’UPN de Kinshasa.

Mugaruka Émile

Mugaruka Émile fut le premier conseiller et commisaire aux comptes de l’ADIB depuis sa fondation en 1995 jusqu’à sa mort. Il fut le DGA de PetroZaire.

Basole Désiré

Basole Désiré fut le premier Trésorier de l’ADIB depuis sa fondation en 1995 jusqu’à sa mort survenue en 2013. Il occupait aussi la fonction du Directeur chez Plastica.

Bigomokero Gérard

Bigomokerp Gérard est membre fondateur de l’ADIB et fut un cadre à la BCC.

Bussy Kalyungulyungu

Bussy Kalyungulyungu fut Conseiller et membre de l’Observatoire ADIB, (Structure mise en place en 2010). Il a fait le plaidoyer des résolutions issues du séminaire-atelier sur la problématique de la gouvernance au Sud-kivu. Il a quitter ce monde en 2011.

Mugomoka Mbonwa Drocele

Mme. Mugomoka Dorcele fut Membre de l’Observatoire ADIB chargée de la commission socio-culturelle. Elle est décedée en 2012.

Samba Kaputo Lentement

Oraison funèbre officielle par ADIB. Il fut conseiller spécial du chef de l’état.

Personnalités modèles, incarnation de l’idéal ADIB décédés :

Mgr. Christophe MUZIHIRWA (1996)

Mort assassiné le 29 octobre 1996, Mgr. Christophe Munzihirwa, Archevêque de Bukavu, est abattu lors de la prise de la ville par les forces de l’AFDL (L’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) de Laurent-Désiré Kabila.

Pascal KABUNGULU (2005)

Mort assassiné en juillet 2005, Pascal Kabungulu Kibembi a été tué à son domicile par un groupe d’hommes armés. Il figurait parmi les principaux défenseurs des droits humains de la République démocratique du Congo et était souvent en conflit avec les autorités gouvernementales et les groupes armés à cause de sa vérité apparente et son esprit de combativité. Ses meurtriers n’ont toujours pas été jugés.

Serge MAHESHE (2007)

Mort assassiné le 13 juin 2007, Serge Maheshe, fut secrétaire de rédaction de la Radio Okapi à Bukavu, il fut assassiné prêt de chez lui par des bandits armés pendant qu’il sortait du service.a

Didace NAMUJIMBO (2008)

Assassiné le 21 novembre 2008, Didace Namujimbo a été abattu d’une balle à la tête par des inconnus la nuit près de son domicile au quartier Ndendere.

Floribert CHEBEYA (2010)

Mort assassiné à Kinshasa le 02 juin 2010, Floribert Chebeya, président de l’ONG « La voix des sans-voix » (VSV), célèbre défenseur congolais des droits de l’homme, a été retrouvé mort dans sa voiture dans la banlieue de Kinshasa. Un crime qui a défrayé la chronique tant en République démocratique du Congo (RDC) qu’à l’étranger.

Général Mbuza Mabe

Baptisé L’homme de Bukavu par ADIB pour avoir vaincu par abnégation héroïque la rebellion Mutebutsi a Bukavu.