Le mois de Novembre 2017 commence un peu chaud. Dans un communiqué commun signé par douze personnes  de la coalition des forces vives, sociales et politique de la Province du Sud-Kivu, notamment la Lucha, la NDSCi, l’UNC, l’UDPS et le Rassemblement et plusieurs autres partis de l’opposition et des mouvements citoyens, elles appellent les habitants à observer une journée ville morte ce Mercredi 1 novembre 2017 et de ne pas aller dans les marchés, de bouder les écoles, de ne pas ouvrir les banques, les universités, de fermer les boutiques et magasins en restant à la maison.

Ceci dans l’objectif de réclamer la tenue immédiate des élections conformément à  l’accord de la Saint Sylvestre.

« On ne libère jamais un peuple, mais un peuple  se libère, seule la lutte libère » Tel est le message fort qu’on peut lire dans leur déclaration.

Un compte rendu de la Monusco publié ce lundi 9 octobre 2017 rapporte qu’un mouvement de femmes pour la paix regroupant plusieurs associations féminines des territoires d’Uvira et de Fizi a rencontré, le vendredi dernier, les responsables de la Mission onusienne à Uvira pour discuter notamment des questions sécuritaires dans la région sud du Sud-kivu.

«Cette rencontre avec la MONUSCO est l’une des recommandations formulées la veille à l’issue d’une table ronde sous régionale  organisée à Uvira par des femmes venues du Burundi, du Rwanda et de la RDC. Une rencontre qui a lieu quelques jours seulement après l’attaque repoussée de la cité d’Uvira par des éléments Maï Maï. Occasion donc pour ces femmes, d’abord mères, épouses et ensuite responsables d’associations, de s’impliquer pour la paix et la cohabitation pacifique. Toutes les communautés étaient ainsi confondues dans ce groupe de femmes pour la paix venues d’Uvira et de Fizi », lit on dans le compte rendu de la Monusco.

Fin-septembre, la cité d’Uvira a été secouée par les affrontements entre les FARDC et la milice Maï-Maï Yakutumba. Ce qui avait contraint la Monusco à déployer ses troupes sur place pour la protection des civils contre les violences résultant de ces  affrontements armés. D’après le communiqué de la Monusco, la rencontre de ce mouvement des femmes avec la Monusco contribue donc au combat pour la restauration de la paix dans cette partie de la province du Nord-Kivu.