Le leadership et la gouvernance au Sud-Kivu

En visite de recherche au Kivu au cours de l’année 2009, une radio locale interrogeait les auditeurs sur la signification de la visite d’une très haute autorité du pays dans cette partie du territoire. « Que cette autorité vienne ici ou pas, cela ne change rien dans ma vie. On y est habitué. C’est pour sa femme et ses enfants qu’elle travaille.

Donc sa venue me laisse totalement indifférent ! « Cette réponse que j’écoutais me laissa ébahi et interpellé. Il en est de même des propos que je pus glaner au niveau de la société civile sur l’assemblée provinciale et le gouvernement provincial dans leur quête pour l’amélioration des conditions de vie de leurs constituants.

Les contours de cette conférence peuvent se résumer autour de la problématique ci après : que faut – il faire après les élections ? Un vote à l’assemblée provinciale constitue-t-il un gage certain et un instrument réel de légitimation de l’exercice du pouvoir ?
Quelle passerelle ou rapports doit on établir entre performance politique (gagner et maintenir le pouvoir, assurer la représentation des gagnants et maintenir les solidarités et assises) et performance économique (avec ses impératifs administratifs de sélection selon le mérite, de jugement sur les questions d’opportunité, de vision économique, de planification et
de dynamisme à infuser dans les groupes ?). Le leadership politique est-il compatible avec le leadership économique, social et traditionnel et comment les paliers partenaires de la société civile peuvent ou doivent-ils cohabiter au Sud-Kivu ? Bref, pourquoi tant d’instabilité politique au niveau provincial ? Les peuples peuvent ils être gouvernés contre leur gré et doit-on les imposer des leaders ? Selon certaines recherches, il est plus facile de gagner les élections que de gérer l’après élection, de diviser que de rassembler et de transformer le leadership politique en leadership économique. Par ailleurs, le leadership intellectuel manque souvent de pragmatisme et de stratégie pour utiliser son savoir, en vue soit de conseiller correctement les rois et de servir honnêtement le peuple, les deux sans se prostituer, ou de capitaliser toujours sur leur savoir pour assumer un rôle économique et social perceptible. Il est difficile de se muer en Tarzan sans cerveau, sans muscles et sans expérience issue de la vie dans la jungle.

ADIB

Nous sommes un cadre de réflexion sur les stratégies de développement de notre pays à partir des valeurs positives qu’incarne le mode de vie des populations dans le Kivu-Bukavu depuis des générations. Nous défendons les intérêts de la Province du Sud-Kivu et nous sommes contre les velléités de balkanisation de notre pays. Nous prônons la culture de l’Excellence et de l’Élitisme pour le choix des dirigeants à tous les niveaux au détriment du système des quotas politiques, tribalo-ethniques et paritaires

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