Uvira

Données géographiques et culturelles

cater administrative d'UVIRA

Données géographiques

L’Ordonnance loi n° 21/91 du 28 février 1938, modifié par           Ordonnance loi n°67-221 du 03 Mars 1967.

 

Localisation

   Entre 3°20’ et 4°20’ de latitude Sud, 29° et 29°30’ de longitude

Territoires et/ou pays limitrophes:

  • Au Nord : Territoire de Walungu
  • Au Sud : Territoire de Fizi
  • A l’Est : Le territoire est connecté au Burundi, à La Tanzanie et la Zambie via la rivière Ruzizi et le lac Tanganyika
  • Ouest : Territoire de Mwenga et de Walungu.

A l’Est du territoire, on a la Rivière de Ruzizi et Lac Tanganyika, les deux constituent des limites communes avec le Burundi, La Tanzanie et la Zambie.

Climat 

Le territoire d’Uvira offre un climat semi-aride. Selon la classification climatique de Köppen Wladimir :

Les entités comme Lubarika, Uvira, Kiliba, Luberizi sont dans la zone tropicale de basse altitude Aw1-3, altitude ne dépassant pas 1000 m. La pluviosité annuelle atteint 1600 mm. Une partie du Territoire d’Uvira est située dans les Hauts plateaux d’Uvira, de Sange et de Katobo qui est comprise dans la zone tropicale de haute et moyenne altitude (entre 1000 et 2800 m) avec une pluviosité annuelle de 1600 mm

Saison 

Une période sèche s’étend de Mai à Octobre, pendant laquelle deux ou trois orages amènent un peu de pluie ; la période humide s’étend de novembre à mai.

Type de Sol 

Les sols sont très sableux, par endroit sablo limoneux, rarement argilo sablonneux.

Le bassin nord-ouest du lac Tanganyika qui englobe le Territoire d’Uvira est caractérisé par des affleurements des roches très anciennes (Précambrien) et très récentes (Quaternaires).

En bref, un examen morphologique rapide des terres de cette plaine de la Ruzizi qui occupe une grande partie du Territoire d’Uvira suggère la classification suivante : Terres noires du groupe de Tchernozium ; des sols du genre Solontchak et des sols alcalins.

Température

La température moyenne mensuelle de l’air est comprise entre 22,5° et 25°C ; les moyennes mensuelles des températures maxima journalières croissent en fin de saison sèche (30,5° à 32,5° en septembre) tandis que les moyennes mensuelles des températures minima journalières sont les plus faibles pendant la moitié de la saison sèche (14,5° à 17°C en juillet).

L’insolation relative mensuelle oscille généralement entre 35 et 60 % d’octobre à avril et entre 50 et 80 % de mai à septembre, juillet est le mois le plus ensoleillé.

Végétation 

 Dans le territoire d’Uvira, il existe cinq types principaux de végétation :

  • Les marais et les prairies mouleuses (à prédominance des toutes sortes des macrophytes ou roseaux);
  • Les savanes herbeuses à prédominance Imperata cylindrica, Hyparrhenia spp, Eragostis spp, Brachiaria ruziziensis et Pennisetum spp constituent les principales réserves pastorales et agricoles des agriculteurs et éleveurs autochtones;
  • Les savanes boisées avec des Acacia kirkii essentiellement; – Les bosquets xérophiles ;
  • Les forêts, qui n’existent plus qu’à l’état de reliques, spécialement dans les zones de transition entre la savane et la forêt par exemple.

Hydrographie 

L’hydrographie de la Cité d’Uvira et la plaine de la Ruzizi est caractérisée par plusieurs rivières d’importance variable. La plus importante d’elles est la rivière Ruzizi, reliant le lac Kivu au lac Tanganyika.

Elle récolte les eaux des plusieurs rivières venant des collines du Burundi et de la partie ouest de la plaine de la Ruzizi. En voici les plus importantes en ce qui concerne la partie congolaise : la rivière Luvimvi à Katogota, la rivière Luvubu à Lubarika, la rivière Luvungi à Luvungi, la rivière Luberizi à Luberizi, la rivière Sange à Sange et la rivière Runingu à Runingu en ce qui concerne la plaine de la Ruzizi en Territoire d’Uvira.

Les rivières qu’on rencontre dans la Cité d’Uvira sont : les rivières Kiliba (se jette dans la Ruzizi), Kavimvira, Mulongwe et Kalimabenge sont les trois grandes rivières qui traversent la Ville d’Uvira pour se jeter directement dans le lac Tanganyika.

Particularités et richesses du territoire

1. Particularité et richesses du territoire 

Particularité Physique

Le territoire est limitrophe à 4 Pays : Rwanda, Burundi, Tanzanie et Zambie. Les deux derniers étant via le lac Tanganyika qui constitue la limite naturelle.

Particularités Culturelles

Pouvoir traditionnel : le pouvoir est détenu par le Mwami qui est assisté par les membres de   sa famille qui sont nommés chefs de groupements par le mwami.

Système de parenté : Le système de parenté dans les trois chefferies (Bavira, Bafuliru et de la Plaine de Ruzizi) est le patriarcat. Le père est le chef de la famille et à sa mort il est succédé par son fils aîné.

Le mariage chez les Bavira et les Bafuliru : Actuellement, la dot est discutée entre les deux familles soit en nombre des vaches ou chèvres (chez les Bafuliru) mais souvent elle est convertie en argent (dollars) dont le montant peut atteindre parfois 3.000 dollars américains. Après le versement de la dot, on passait à la cérémonie du mariage

2. Richesses du territoire :

Le sous-sol du Territoire d’Uvira renferme :

  • La Cassitérite à Lemera et Luvungi
  • L’Or à Luberizi et à Bijombo
  • L’Aigue-marine à Ndolera
  • Le Fer dans la montagne de Munanira
  • L’Améthyste à Kalungwe

Mais tout ceci est inexploité. Alors l’exploitation artisanale y bat son plein. Des kilos et des kilos des produits sont exploités, mais ceci étant fait dans l’informel, aucune statistique n’est disponible sur cela.

Données culturelles
  1. Grandes tribus
  2. Les Bavira,
  3. Les Bafuliru et les
  4. Barundi de la Plaine de la Ruzizi.

A celles-ci s’ajoutent d’autres tribus venant des Territoires voisins (les Bembe du territoire de Fizi, les Banyamulenge des territoires de Fizi et Uvira ; les Banyindu et les Warega du Territoire de Mwenga et les Bashi du Territoire Walungu etc.) d’autres provenant d’autres provinces telles que le Katanga, le Maniema (Bangubangu, Babuyu de Kabambare), l’Equateur, le Bas Congo, etc.

Langues parlées dans ce territoire
  • LE  FULIRO
  • LE KIJOBA
  • LE KIVIRA
  • LE KISWAHILI

Le FULIRO est une langue parlée de Kiliba à la rivière Ruvimvi. Le KIJOBA est une langue parlée de kalyamabenga à la Sanza, jadis frontière entre Vira et Bembe. LE KIVIRA est une langue hybride issue de la rencontre du Fuliru avec le Kijoba qui est parlée depuis Kalyamabenga jusqu’à la Kiliba. D’autres langue comme le Mashi, le Kibembe, et le Kinyerwanda (Kinyamulenge) y sont parlées mais de façon secondaire. Particulièrement le Swahili est celle qui unit tous ces groupes et est la langue la plus parlée.

Principales activités
  1. Agriculture
  2. Elevage extensif de bœufs, porcs, chèvres et de la volaille.
  3. Le petit et grand commerce
  4. La vente des produits agricoles et des produits de première nécessité
  5. La pêche

L’agriculture est l’activité principale de la population en Territoire d’Uvira. Celle-ci se rend en dehors de la Cité, spécialement en groupement de Kijaga, Kalungwe, Kitundu, Kabindula, Katala, Kagando et Muhungu où elle a des champs. L’agriculture vivrière constitue le monopole de cette activité agricole.

A côté de l’agriculture s’aligne un élevage extensif de boeufs, porcs, chèvres et de la volaille. Le petit et grand commerce occupe aussi une portion importante de la population. La vente des produits agricoles et des produits de première nécessité en provenance de Bukavu, Burundi, Tanzanie et Zambie constitue le circuit commercial de la population en Cité d’Uvira et de ses environs.

La pêche se pratique principalement dans le Lac Tanganyika, de façon artisanale. Les espèces des poissons capturés sont ; Le tilapia, Mikeke, Frétins ou Sardines, Capitaine silures. La pêche industrielle est inexistante et les gros poissons restent éternellement dans le fins fonds des eaux du Lac.

Pour les importations, les 9 premières marchandises clés à l’importation sont les suivantes : Farine de froment, Sucre de canne, Riz décortiqué, Sel iodé, Huile végétale, Tomates, Piles, Parties et accessoires des véhicules et véhicule.

Situation économique

Taux de change flottant appliqué au 5 novembre 2015
Vendeur : 1$ = 970 FC Acheteur : 1$ = 990 FC
Nombre d’opérateurs économiques 1 145
Principaux opérateurs économiques

 

Société Secteur
Sté KOTECHA Commerce général
Sté DATCO Commerce général
Sté KINSHOP Commerce de Motos
Sté BRALIMA Sté Brassicoles
Sté CTC (ex Supermatch) Production Cigarettes

La division de l’économie du territoire n’est pas en mesure de savoir le nombre d’opérateurs économiques dans le territoire suite au vol des documents qu’elle a connu et cela depuis déjà 5 ans. C’est seulement actuellement qu’ils sont en train d’y travailler, l’identification ayant été reprise à zéro. Le travail partiel déjà réalisé donne les statistiques suivantes, hormis les agents économiques intervenants dans les marchés. : Les opérateurs du secteur Pétrolier : 11. Transport maritime : 22. Transport terrestre (agences connues) : 15  Boulangeries : 5, Hôtel et Guest houses : 44, Savonneries artisanales : 13. Les commerçants gros et détail, s’approvisionnant localement ou à l’extérieur ne sont encore pas tous répertoriés. La FEC non plus ne peut répertorier ses adhérents, la personne qui s’en chargeait ayant perdu la vie il y a deux ans. La nouvelle personne engagée pour cela se recherche encore. N’étant pas permanent, elle est moins performante. Toutefois, le service PMEA répertorie 1145 PME (statistique 2014). Mais ce chiffre n’inclut pas les grandes entreprises de la place pour lesquelles certaines répondent au service de l’économie et d’autre tout simplement à Bukavu. Et le rapport du territoire répertorie 27 grandes entreprises. Dans le secteur informel, 45 agents sont répertoriés, et la pression des autorités locale tend à les formaliser.

Pour plus  d’information sur ces grandes entreprises répertoriées par le Territoire, voire annexe N°2.

 

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Commerce des Produits Alimentaires et Divers
  2. Ventes Motos
  3. Boissons alcooliques et gazeuses
  4. Cigarette
  5. Produits Pétroliers
Principales activités des PME/PMI
  1. Commerce de gros et de détail (Produits alimentaires et divers)
  2. Artisanat (Meuniers, Savonneries, boulangeries)
  3. Agro-Pastoral
  4. Armateurs (bateaux et ….)
  5. Pétroliers

1145 PME ont été répertoriées par les services de l’IPMEA du territoire. De ces 1145, 1095 ont été contrôlés et ainsi, 1003 entreprises sont en régime Patente et 92 seulement ont un   numéro de registre commercial devenu RCCM.

Pour plus d’information sur les activités des PME, voir l’annexe N°1

Boutiques 168   Moulins 20
Kiosques 86 Restaurants et yoghourt 27
Ventes divers 82 Boucheries et Boulangeries 10
Dépôts 32 Savonneries 15
Alimentations 40 Lavage à sec 3
Dispensaires Privés 13 Stations-service 13
Pharmacies 111 Centre de formation professionnel 16
Quincailleries 46 Armateurs bateau 21
Dépôts ciments et planches 29 Armateurs boat 34
Ngandas 20 Bouchés 251
Dépôts des boissons 13 Garage 4
Agence de voyage 21 Secrétariat 33
Banques et Coopec 9 ONGD 10
NB. Les Garages sont ceux auxquels le territoire recourt pour donner aux propriétaires des véhicules le contrôle technique. Les 10 ONGD sont ceux principalement impliquées dans la réhabilitation des routes de dessertes agricoles. 1145 PME ci-haut dénombrées n’incluent pas les marchands dans les marchés publics. Dans l’agriculture, aucune PME n’a été dénombrée par le service de PME. Ainsi, de cet effectif, 1095 maisons ont été contrôlées,  1003 sont sous un régime de Patente et 92 ont un RCCM.  Ce service de PME ne contrôle pas non plus les entreprises dites grandes comme celle cité dans les grandes entreprises du territoire et qui sont par contre sous la gestion de la division de l’économie.

 

Grandes entreprises locales
Société KOTECHA Ets Kidoge Majagira Ets Top Top AMICONGO
Société DATCO Ets Maki Ets Rubota Sucrerie du Kivu
Société KIN SHOP Ets Pain d’or Ets La préférence Maison Muchepe
Société BRALIMA Ets Mayaka Ets MAZE CDC Kiringye
Société Supermatch Ets Shenimed Ets Rukobe wa Rukobe Sozang
Société C.H.L.R Ets Olga House Economat Général COMEXAS
Société GBP Projet 8ème CEPAC   Tanganika Business Company

 

Principaux produits agricoles
  1. Manioc
  2. Patate douce
  3. Pomme de terre
  4. Maïs
  5. Riz

Parmi les cultures pérennes, nous avons ; le Bananiers, le Palmier à huile, les agrumes, le caféier, le papayer, le avocatier et les Manguier.

Principaux produits non agricoles
  1. Poissons frais
  2. Poissons séchés (Mikéké)
  3. Sable
  4. Viande
  5. Lait (Mashanza et Yogourts).

Le territoire a un sol sablonneux, ce qui fait que le sable est un produit très disponible en quantité et en prix. Le lac Tanganyika quant à lui fournit en quantité des produits de lac entre autres les poissons frais et ceux traité pour les sécher de façon particulière et sont ainsi appelé « Mikeke ». L’élevage réalisé dans la plaine de la Ruzizi permet d’alimenter le territoire en viande et lait.

Source : Territoire et Division de développement rural

Principales sources d’énergie
  1. Bois de chauffe
  2. Charbon de bois (Braise).
  3. Pétrole
  4. Gaz
  5. Electricité

la SNEL alimente la Cité d’Uvira actuellement avec 1,5 MW à cause du déficit énergétique pour des besoins estimés à plus ou moins 6MW, dégageant un déficit de plus ou moins 4,5MW. Nonante et un pourcent des ménages utilisent le bois comme énergie, soit sous forme de braises ou de bois de chauffe. Ceci constitue un impact certain sur l’environnement forestier. En effet, avec l’agriculture extensive sur les versants des collines et la recherche du bois, le déboisement a été accéléré sur les collines environnant la cité d’Uvira.

La demande est actuellement renforcée par la demande exagérée des boulangers. Il existe un service « Energie » au niveau du territoire mais qui n’a pas des données statistiques sur aucune statistique sur un des attributs de l’énergie dans le territoire.

 

Source du commentaire : Rapport enquête socioéconomique d’Uvira, la Coopération Technique Belge (CTB 2009).

Situation sanitaire

Nombre d’hôpitaux 13
Nombre de centre de santé 88

4 zones de santé: LEMERA, HAUT-PLATEAUX, UVIRA, RUZIZI

La ZS de LEMERA se situe dans les moyens plateaux d’Uvira, à 88 Km de la cité d’Uvira et à 1 HGR et 5 CH et 24 centres de santé, elle couvre 167 356 personnes. La distance moyenne entre les structures de santé et la population varie en fonction des endroits, mais en moyenne situé à 5 Km.

L’HGR existe depuis les environs de 1980 et a fait l’objet d’un investissement en infrastructures avec l’arrivé des missionnaires. Les infrastructures sont donc bon Etat quoi que nécessitant quelques entretiens et l’hôpital est électrifié et desservi en eau potable. L’HGR a une capacité d’accueil de plusieurs place, mais seulement 120 lits sont installés mais jamais ils n’affichent complet.

Cela est particulièrement dû à la proximité des CH et CS de la population qui désormais offrent avec une certaine maitrise le service qu’auparavant n’offrait que l’HGR. Certains des Centre de Santé se sont vue appuyé en infrastructure, particulièrement la construction par des ONG comme PROSANI, IRC/Tuungane, Handicap/international et Atlas/logistique et autres. La zone de santé et donc la population trouve les médicaments, quoi que avec irrégularité, grâce aux ONG comme MSH, Prosani et Gavi. Et pour cette année, le gouvernement a aussi fourni avec son projet PESS.

L’hôpital n’a pas des spécialiste et donc non plus pas de spécialité. Pour cause de soins spécialisés, il est important de se rendre à la zone de santé d’Uvira. Et ces médicament sont plutôt rare dans la région et nécessite souvent de faire des commandes, particulièrement lorsque des Dr spécialiste sont de passage à l’hôpital pour soigner. Les médicaments des maladies courants sont disponible, mais à un certain taux. Il ait de fois où on fait face à une rupture en produits pharmaceutiques.

  • La ZS des Haut-Plateau se situe dans les hauts plateaux d’Uvira, avec 1 HGR et 22 centres de santé, elle couvre 142 560 personnes. La distance moyenne entre les structures de santé et la population varie en fonction des endroits, mais en moyenne situé à 10 Km. L’HGR existe depuis 2010 et est construit en matériaux durable.

Les infrastructures sont donc en bon Etat quoi que nécessitant quelques entretiens. L’HGR a une capacité d’accueil de 50 lits, mais seulement 42 sont installés et présente les services suivants : Médecine interne, Pédiatrie, Gynéco-obstétrique, maternité chirurgie et Labo. Certains des Centres de Santé se sont vue appuyés en infrastructure, particulièrement la construction par des ONG comme CICR, AMI et CRS.

L’hôpital n’a que 4 Médecins généralistes et pas de spécialiste et donc non plus pas de spécialité en médicaments. Pour cause de soins spécialisés, il est important de se rendre à la zone de santé d’Uvira.

Et ces médicaments de spécialité sont plutôt rares dans la zone et nécessite souvent de faire des commandes, particulièrement lorsque des Dr spécialistes sont de passage à l’hôpital pour soigner.

Les médicaments des maladies courants sont disponible, mais à un certain taux. Il ait de fois où on fait face à une rupture en produits pharmaceutiques. La zone s’approvisionne en médicament via les ONG APAMEX et PROSANI.

La ZS de d’Uvira se situe dans la cité d’Uvira, 1 HGR et 3 CH et 18 centres de santé, elle couvre 315008 personnes. La distance moyenne entre les structures de santé et la population varie en fonction des endroits, mais en moyenne situé à 2Km. L’HGR existe depuis les environs depuis 1952. Les infrastructures sont en bon Etat quoi que nécessitant quelques entretiens et l’hôpital est électrifié et desservi en eau potable.

L’HGR a une capacité d’accueil de plusieurs place, et ces place sont presque exploité au maximum avec 443 lits installés. Certains des Centre de Santé se sont vue appuyé en infrastructure, particulièrement la construction par des ONG comme PROSANI, IRC/Tuungane, Handicap/international et Atlas/logistique et autres.

La zone de santé et donc la population trouve les médicaments, quoi que avec irrégularité, grâce aux ONG comme OXFAM, CICR, ADRA et autres. L’hôpital a des spécialistes, Un interniste et un Chirurgien et donc administre des soins spécialisée pour les malades de la cité et ceux provenant des 3 autres zones de santé du territoire. Les services suivants y sont répertoriés : Médecine interne, Pédiatrie, Chirurgie et gynéco-obstétrique.

Parmi les services annexes, il y a Pharmacie, Radiologie, Echographie, Laboratoire, Soins intensif, dispensaire, Kinésithérapie, Centre de traitement cholérique, Ambulance et Morgue. Les médicaments pour les maladies courants sont disponible et à un prix abordable. Les pharmacies s’approvisionnent facilement dans à Bukavu et au Burundi.

La ZS de RUZIZI se situe dans la cité de Sange à 1 HGR et 5 CH et 24 centres de santé. La distance moyenne entre les structures de santé et la population varie en fonction des endroits, mais en moyenne situé à 5 Km. L’HGR existe depuis des temps anciens et a commencé comme un centre de santé. Difficile de situé la date exacte dans le temps. Les infrastructures sont donc bon Etat quoique nécessitant quelques entretiens et l’hôpital est électrifié grâce à un groupe électrogène fonctionnant à des heures précises de la journée et de la nuit. Il est aussi desservi en eau potable. Sa capacité d’accueil est de plus ou moins 160 lits et la capacité installée est de 139 lits. Les services y organisés sont : Gynécologie, pédiatrie, médecine interne, chirurgie et imagerie (radiographie et écographie). L’hôpital n’a pas de spécialistes (sauf ceux qui peuvent être de passage) et n’administre pas régulièrement des soins de spécialité car pour cela elle renvoie les malades à l’hôpital de référence d’Uvira. Les pharmacies s’approvisionnent au Burundi et à Bukavu. Nombreux sont les ONG qui interviennent dans la structure de santé dans cette zone : PROSANI et CARITAS (construction des infrastructures), ADRA, CODILUSI (pour les médecins spécialistes) PIN et Médecins d’Afrique (Nutrition et cholera).

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme
  2. Fièvre
  3. typhoïde
  4. Infection respiratoire
  5. Gastro-entérites
  6. Anémie

 Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 570
Ecoles secondaires 280

Dont 481 pour la sous division Uvira  1

Et 369 pour la sous division      Uvira 2

 

Entité/Secteurs Ecoles Primaires Ecoles Secondaires Elèves au Primaire Elèves Secondaire
1. Uvira 1 305 176 Total : 81 136 Total : 38 300
Fille  : 40 412 Filles : 17 122
     2. Uvira 2 265 104 Total : 53 973 Total : 17 051
Filles : 26 111 Filles : 6 755

 

Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 4
  1. ISC- Uvira
  2. ISTM-Uvira
  3. ISP-Uvira
  4. ISDR-Uvira

 

En 2009, on avait 18 institutions supérieures dont la majorité était des extensions. L’arrêté Ministérielle a suspendu la plus part d’entre elles.   La plus part de ces institutions ne remplissaient pas les conditions requises. Pas bâtiment propres à elles, pas de bibliothèques et les auditoires fonctionnaient dans des maisons de location ne remplissant pas des conditions. Le corps professoral est composé d’enseignants recrutés localement et rarement des professeurs visiteurs. Après la décision du Ministre de suspendre les extensions ainsi que les Universités ne remplissant pas les conditions requises, seulement 4 institutions supérieures ont gardé l’autorisation de fonctionner. Nous citons ; l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM), l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR), l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) et l’Institut Supérieur de Commerce (ISC). A noter que les quatre institutions sont toutes publiques. Le comble est que la décision du Ministre suspendant les extensions et institutions supérieure ne remplissant pas les conditions requises pour le fonctionnement n’a pas été suivie par toutes les institutions interdites. Certaines d’entre elles continuent à fonctionner avec comme explication données aux étudiants qu’ils ont déposé un recours et qu’il est plutôt en bonne voie d’acceptation. A notre avis, qui est en accord avec celui des quatre institutions autorisées à fonctionner le Ministère de l’ESU, dans sa décision, aurait pu associer le Ministère de l’intérieur et de la Justice pour mettre en application sa décision. Ci-dessous quelques statistiques sur les quatre institutions retenues.

Institution Nbre de Filières Nbre d’élèves Nombre d’enseignants Grade des enseignants
Propres Visiteurs Professeurs CT Assistants
ISC 4  243 28  3 1  0 27
ISDR  4 339 25  5  4  3  18
ISTM  4 644 26  5  0  5 21
ISP 8 180 36 5 3 2 31
Total 16 1163 87 15 8 10 70

 

  • ISC :   4 Filières : Marketing, Douane, Comptabilité et Informatique de gestion.
  • ISDR : 4 Filières : Environnement, Planification, Gestion des entreprises et Administration rurale
  • ISTM : Département des Sciences infirmière (Option : Accoucheuses, Pédiatrie, Hospitalière).       Département de Santé Publique (Option : Santé communautaire).
  • ISP :   Sociales, Biologie-Chimie, Géographie et Gestion de l’environnement, Mathématique- Physique, Sciences Commerciales et Administrative et Informatique de gestion.

Source : Enquête de terrain et interviews avec les responsables des quatre institutions restantes

ONG et projets

Nombre d’ONG 114
Principales activités

Dans la protection, on sous-tend les ONG qui se chargent de la protection de l’enfance, des comités locaux de lutte contre les violences sexuelles (le suivi juridique et l’accompagnement psychologique) la paix et la transformation des conflits, le mouvement des populations et la gestion de réfugiés.

Les ONG travaillent encore dans la situation d’urgence et non de construction durable

Mais parmi les ONG les plus actives, le PNUD dénombre 3 ONG Onusienne, 15 ONG Internationales et 33 ONG locales.

Source : Antenne humanitaire du territoire.

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. Réfection de la route Mwami (réalisé par l’OVD)
  2. Finissage des travaux de construction du bâtiment administratif à 2 étages (pas encore exécuté).
  3. Réhabilitation du bâtiment du bureau du territoire (Non exécuté)
  4. Construction du caniveau CRH-Lac Tanganyika (Non exécuté)
  5. Réhabilitation du barrage du Katobo (Non exécutée)
  6. Réaménagement des établissements scolaires (Non exécuté)
  7. Dotation du territoire des matériels roulant (2 véhicules pour agriculture et environnement et conservation de la nature).
  8. Travaux de construction Pont Kanvivira  (en cours)
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  1. Don de véhicule à l’administration du  territoire : MONUSCO
  2. Agriculture, AGR et entretien des routes de dessertes agricoles : ZOA
  3. Agriculture, environnement et entretien des routes de desserte agricole : ADRA
  4. Infrastructures : AFPDE
  5. Ponts, Buses et entretien des routes de dessertes agricoles : CARITAS
  6. Forage d’eau et réhabilitation des écoles : MONUSCO
  7. Réhabilitation des centres de santé : PASS
  8. Adduction d’eau et puits d’eau.

Plusieurs autres ONG interviennent à Uvira et certaines d’entre elle peuvent ne pas être permanentes dans le territoire. Leur travail est temporaire et ne consultent pas directement l’antenne humanitaire du territoire, car venant avec des autorisations de la ville de Bukavu.

Source : Service DVDA du territoire

Accessibilité et tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Oui
Train Non

La Route Nationale N°5

Est l’unique route principale qui relie la Cité d’Uvira à la ville de Bukavu au Nord via les escarpements de Ngomo malheureusement non entretenus et au Sud elle relie Uvira à Kalemie en passant par Baraka et Fizi. Cette RN5 est en grande partie en mauvais état.

Le Port de Kalundu

Est le 2ème Port international congolais situé à l’Est du Congo sur le lac Tanganyika. C’est un port international par ce qu’il connecte la RDC aux pays voisins. Citons : le Burundi, la Tanzanie, et Zambie.

Malheureusement ce port qui pourtant fort nécessaire à la province et au territoire vu son emplacement stratégique n’est pas entretenu. Même le dragage nécessaire à l’accostage des bateaux n’est pas fait. En conséquence, la quai est presque toute couverte de sable, et les armateurs préfèrent, ou plutôt se voient contraints d’aller accoster dans des ports privés.

Le chemin de fer du grand Lac

A été construit en 1902 en sigle « C.F.L » et sa longueur était de : 78 km de parcours.  Des voies ferroviaires, il n’existe plus que des hangars abandonnés et des rails sont utilisés pour les poteaux, facilitant ainsi le passage des câbles électriques dans les quartiers et avenues et les rames rouillées dont plus de 90% ont été volés pour être utilisés sur les toilettes rustiques ou fosses arabes. Bien sûr, le chemin de fer n’existe plus et le train non plus.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Oui
Tigo Oui
Vodacom Oui

Ces 4 réseaux de télécommunication fonctionnent correctement dans la cité d’Uvira. Mais plus on s’en éloigne, moins on reçoit le signal. Particulièrement en plein pleine de la Ruzizi, le signal est juste inexistant.

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Non
Sites touristiques Non
Sites sacrés Non

Autres (à préciser)

  • Les eaux thermales de Kagando   (Fonctionnel)
  • Le Port international de Kalundu  (Fonctionnel)
  • Le sel de Marais de Luvungi
  • Le Mont MUNANIRA  (très moins visité, difficulté d’accès)
  • Le petit lac Lungwe    (moins visité)
  • Les escarpements de Luhanga  (à 20Km de la cité)

Ces sites cités ci-haut constituent des attraits touristiques. Malheureusement, tous ces sites ne sont ni construits, ni aménagés et ni réhabilités.

Le Jardin botanique appartient au Centre de Recherche en Hydraulique (CHR). Horsmis le CRH, les autres lieux sont tous éloigné du centre du territoire. Avec le temps, des photos seront fournies.

Espèces phares de la faune
  1. Poissons.

La faune des mammifères et des oiseaux exotiques qui peuplaient la vallée de la Ruzizi et les hauteurs des collines environnant cette vallée a été décimée depuis longtemps par la population en quête de bois de chauffe. Les espèces qui ont pu échapper au massacre se sont réfugiées au Burundi spécialement les espèces vivant dans les zones aquatiques. Citons entre autres : les antilopes, les hippopotames, les crocodiles, les oiseaux aquatiques qui se sont réfugiés dans la réserve de la Rusizi (ou Ruzizi en swahili) de l’Institut National pour l’Environnement et la Conservation de la Nature (INECN) du Burundi. Au lac Tanganyika, la faune piscicole, l’une des plus riches et des plus diversifiées du monde est constituée de plus de 400 espèces des poissons dont plus de 70% d’elles sont endémiques spécialement dans la famille des poissons Cichlidae qui vivent principalement dans la zone côtière. Ces poissons, avec leurs prédateurs constitués des grands poissons communément appelés Sangala ou capitaine sont d’une grande valeur économique avec un potentiel de 200.000 tonnes de prise par an pour toute la cote congolaise.

Source : Monographie du territoire d’Uvira, Octobre 2009.

Opportunités de développement

  1. Le tourisme : Le territoire est plein des sites d’attraits touristiques dont la construction et l’aménagement attirerait plus des touristes et génèrerait suffisamment des recettes au territoire, à la Province et donc au Pays. Plus encore cela permettrait de créer des emplois pour la population du territoire. La division du tourisme dénombre plus de 7 sites d’attraits touristiques à même d’attirer des touristes. Le tourisme constitue donc une opportunité d’investissement dans le territoire.
  2. L’agriculture : Vue la disponibilité des terres arables et leur accessibilité. Cela dit, d’un côté, ces dernières sont déjà une propriété privée des grands concessionnaires pour lesquels certains d’entre eux font payer l’accès des terres aux paysans pauvres en majorité, et d’autres ne veulent tout simplement pas louer leur terres. De l’autre côté, l’agriculture qui s’y pratique est non industrielle. Conduisant à une sous-exploitation des sols disponible. Ainsi, le territoire est obligé d’importer des produits dont il est lui-même capable de produire. Le Riz par exemple, c’est un produit cultivé dans la plaine de la Ruzizi mais en quantité très faible ne permettant pas de couvrir les besoins alimentaires des ménages. C’est ainsi que les grandes sociétés de la place comme KOTECHA, DATCO importent le riz  du Pakistan pour suppléer à la production locale.  Un investissement dans l’agriculture moderne serait donc très rentable pour tout agent économique intéressé.
  3. L’artisanat : est une niche encore porteuse d’opportunité d’investissement. Peu sont les agents économiques qui y investissent et les rare qui y sont n’améliorent pas la qualité de service vu la faible intensité de la concurrence. Actuellement des maisons comme AMI CONGO s’y investissent et d’après l’OPEC (Bureau du territoire), les affaires semblent plutôt bien marcher. D’ailleurs de trois entreprises ayant un encours de crédit du FPI (Fond pour la promotion de l’Industrie) sont dans ce secteur avec « la minoterie MK » ou la Rizerie « TABLISCO ». Parmi les demandeurs de crédit dont les dossiers sont en cours au FPI, il y a aussi La Savonnerie « YESU NI JIBU », la Scierie « MUKULIMA » la boulangerie « KATONIE ». Avec cet engouement à y investir, d’aucun dira que c’est un secteur attirant dans le territoire et qui suscite déjà la curiosité des opérateurs économiques.
  4. L’offre de l’énergie :

La cité se développe et la demande en énergie croit, alors que l’offre de l’énergie de la SNEL décroit ou au mieux stagne. Nombreux sont les activités qui sont bloquées par manque d’énergie. La scierie, les acticité nécessitant la conservation des produits, l’artisanat et autres. Une offre d’énergie, peu importe la nature privée ou publique de l’offreur serait rentable vu la demande chaque jour élevée des ménages et entreprises. D’ailleurs c’est l’une des raisons pour lesquelles la vente des groupes électrogènes et des panneaux solaires fleurit dans la cité et la construction de microcentrale-hydroélectrique croit dans les milieux ruraux. Le rapport 2014 dénombre 13 microcentrale-hydroélectrique et générateurs collectifs (7 microcentrales et 6 générateurs collectifs) sur le territoire dont 5 sont en construction, 6 sont opérationnels et 2 sont en panne. En attendant, nombreux sont les entrepreneurs qui cherchent à investir mais dont les activités nécessite le stockage et la transformation mais sont limités par la fourniture d’énergie.

  1. L’élevage et la pêche. Le lac Tanganyika est potentiellement riche en produits halieutiques. Plus de 300 espèces de poissons répertoriés dans ce Lac. Mais la pêche qui s’y pratique est traditionnelle et les gros poissons restent pour toujours au fond de l’eau. L’élevage aussi est porteur de potentialités d’investissement. La plaine de la Ruzizi offre un cadre approprié pour l’élevage et la demande en produit d’animaux d’élevage ne fait que croitre étant donné l’augmentation croissante de la population du territoire, mais aussi la demande d’autres territoire et particulièrement la ville de Bukavu.

L’offre de l’eau potable cause problème, et c’est seulement un pourcentage faible de la population qui est desservit en eau potable. D’après le Président de la FEC, seulement 1% de la population du territoire a accès à l’eau potable de la Regideso.

Mais pour tout ceci, un travail colossal doit être fait en amont. En effet, les opérateurs économiques sont confrontés à une multiplicité des taxes combinée à une hausse de ces dernières. Si on ne considère que la douane, l’arrêté du président qui propose 4 services à la douane n’est pas respecté. Actuellement, et d’après ces opérateurs économiques de la FEC/Uvira, 27 services sont à la douane, au mois au Port de Kalundu. Et chacun de ces services cherche à se faire payer une taxe. Cela décourage l’entrepreneuriat dans le territoire d’Uvira.

Aussi, les infrastructures sont en très mauvais état. Les taxes sont perçues par les services de l’Etat, mais les retombées ne sont pas visibles. Les opérateurs économiques se plaignent du fait qu’Uvira n’est toujours pas une ville pour pouvoir gérer ses recettes afin de travailler pour la population. Répondre à Bukavu sur tous les points, vu le statut du territoire, semble inefficace pour booster le développement et créer des opportunités d’investissement.  (les dires de ces opérateurs).

Source : Entretien avec les opérateurs économiques et les responsables du territoire.